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Un peu de soie dans ses vêtements ?

WeDressFair est un site qui sélectionne pour vous les plus belles pièces des marques qui produisent en se souciant des Hommes et de l’environnement.

Dans cette série d'articles, nous vous présentons les matières les plus utilisées dans l'industrie textile.

Pour que vous puissiez choisir en toute transparence la matière qui vous convient.

La soie: qu’est ce que c’est ?

La soie est une matière naturelle d’origine animale, c’est une fibre textile douce et légère confectionnée généralement grâce aux cocons de l’insecte Bombyx Mori ou bombyx du mûrier. Son utilisation semble remonter à 2000 voire 3000 ans avant notre ère.

Un siècle avant J-C les Romains découvrent ce tissu mystérieux venu des confins de l'Asie, un tissu symbole de richesse qui deviendra le premier produit échangé entre la Chine et l'Occident.

Il n'en fallait pas plus pour que la soie donne son nom à la célèbre Route de la Soie, route commerciale transcontinentale allant de l’Europe jusqu’aux confins de l’Asie en passant par le Moyen Orient. C'est par cette voie que des inventions comme la boussole ou le papier sont parvenues à l’Europe.



la route de la soie en asie

La soie est une matière naturelle très résistante, prisée pour sa légèreté et sa faible conductibilité thermique. Si la soie est aussi populaire aujourd’hui, ce n’est pas que pour son utilisation remontant aux racines de l’Antiquité, mais aussi pour ses très nombreuses propriétés.


La soie est aujourd’hui utilisée dans la confection de nombreux vêtements, notamment les foulards, les chemises, chemisiers, robes, etc. On peut la retrouver pure comme mélangée à d’autres matières textiles.

La soie: quelques chiffres

La soie est aujourd’hui essentiellement produite en Asie, 90% de la production mondiale y est en effet concentrée. La Chine est d’ailleurs le premier fournisseur de soie brute dans le monde.

La soie dépend malgré tout grandement des importations de pays comme le Japon et l’Inde, cette dernière étant le premier importateur de soie au monde.


Si la soie ne représente que 0,2% du commerce mondial, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une matière naturelle de luxe, ce qui explique faible pourcentage. Il reste pourtant un grand flou quant aux chiffres liés à la production de la matière textile. Il est très difficile de trouver des données fiables, certaines sources comme l’ISC (Commission Internationale pour la Sériciculture) avancent une production d’à peu près 177 532 tonnes de soie pour l’année 2017.

Soie sauvage, soie en atelier ?

Il existe plusieurs processus d’obtention de la matière naturelle animale qu’est la soie. En effet, certaines exploitations produisent de la soie sauvage naturelle, un mode de production qui peut être jugé plus responsable. Les cocons sont récoltés dans les forêts pour en extraire la soie, il n’y a donc pas d’élevage. Ce mode de production est à opposer à l’exploitation de soie classique, qui va de l’élevage de l’insecte jusqu’à la production de la fibre textile.



Des vers à soie pour une fibre textile naturelle

Du ver à soie au vêtement fini

L’élevage du vers à soie: la sériciculture

Une majeure partie de la conception de la soie consiste à la sériciculture, l’élevage dans des cadres en bois des chenilles du Bombyx du murier, les fameux vers à soie. Une fois transformés en chrysalide, ces dernières se recouvrent d’un épais cocon nacré, le fil de soie. La sériciculture était répandue en Europe méditerranéenne dont la France, mais en 1860 une épidémie a décimé les populations de vers à soie.



La soie est une fibre naturelle provenant du cocon des vers à soie

L’extraction du fil de soie

Il existe plusieurs étapes permettant d’extraire le fil de soie. La première d’entre elles est le décoconnage, qui intervient une dizaine de jours après la formation du cocon. Les écrins de soie sont triés après avoir été retirés de leur support en bois. C’est à ce moment qu’une substance appelée la bourre et permettant de fixer le cocon est enlevée.


L’étouffage vient ensuite, il s’agit ici de tuer la chrysalide dans le cocon afin d’en extraire la soie. Les cocons sont généralement exposés dans une étuve pouvant aller jusqu’à 80 degrés Celsius, puis plongés dans l’eau bouillante. L’obtention de la matière première animale passe obligatoirement par la mort de la chrysalide sans mettre en péril le cocon. Il faut ainsi à peu près 15 cocons de chrysalides pour obtenir 1 gramme de soie brute. Le fil de soie peut mesurer de 500 à 1500 mètres.


Enfin il y a l’étape de la filature qui consiste à retirer le fil de soie du cocon d’une traite. Le fil est enroulé autour d’un dévidoir, on parle dès lors de soie grège, qui sera utilisé pour tisser les textiles.



La soie est un tissu en fibres naturelles

A la recherche d’un mode de production responsable et éthique

La production de la soie souffre de plusieurs problématiques liées à l’exploitation des ressources naturelles, à la mise en danger de la biodiversité et à l’exploitation de la main d’oeuvre.


A Madagascar la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l’Agriculture) alarme sur la déforestation et la mise en péril de la production artisanale de la soie. Ce serait entre 150 000 et 200 000 hectares de forêt qui disparaîtraient chaque année sur l’île. La disparition des forêts primaires causerait la destruction de l’habitat naturel des Bombyx donnant naissance aux fameux vers à soie. L'emploi de plusieurs personnes vivant de la production de la soie est aussi menacé.


Le réchauffement climatique et la dégradation successive de l’environnement durant les dernières années ont amenées à la raréfaction des vers à soie à l’état sauvage.

La sériciculture vers un mode de production pour l’avenir ?

La sériciculture est une forme d’agriculture et, comme toute autre exploitation, elle peut être faite à l’aide de pesticides et d’engrais nocifs pour l’environnement. Des modes responsables de production existent, notamment en nourrissant les chenilles exclusivement de feuilles de murier, sans utilisation de produits mettant en danger l’écosystème.



Les vers à soie mangent des feuilles de murier

D'un point de vue éthique il est nécessaire de pointer du doigt le traitement fait aux vers à soie, notamment lors de l’étouffage, un processus cruel. Il existe une alternative, un mode éthique de production, qui consiste à récolter le fil de soie après éclosion de la chrysalide. Cette pratique est cependant plus couteuse et malheureusement moins répandue.


Aujourd’hui une alternative à la soie appelée viscose, ou soie artificielle, est produite. Il s’agit du fruit d’un processus industriel. Derrière son cout de production amoindri la viscose reste un textile beaucoup moins respectueux de l’environnement.



La soie, les plus, les moins

Les plus

- La soie est un textile agréable à porter pour ses nombreuses qualités, douceur, légèreté. C’est un tissu noble et ravissant, pouvant se décliner en une gamme très large de vêtements.

- La soie est une matière biodégradable.

- La production de la soie peut se faire dans le respect de la planète et de la condition animale. Des modes éthiques de production existent.

Les moins

- Un bémol à la production de la soie subsiste, le traitement fait aux vers à soie lors de l’étouffage. La production éthique ne représentant qu'un faible pourcentage de la production totale, la majorité des vers à soie sont ébouillantés.

- La soie est aujourd’hui face à un défi environnemental plus large qui mène à sa raréfaction. Les changements climatiques mettent en péril sa production et notamment les modes de productions plus artisanaux.

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