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3 étapes pour reconnaître un vêtement éco-responsable

Vous êtes sur le point d’acheter un vêtement, mais vous avez un doute quant à son éthique… La fougueuse mention “Fait en Inde avec amour” fait chavirer votre coeur, mais pas votre raison ? Vous cherchez des informations pourtant simples, qui paraissent introuvables ?

Pour en avoir le coeur net, voici 3 étapes pour apprendre à reconnaître un vêtement qui correspond bien à vos valeurs. Et un conseil : ne coupez pas l'étiquette cousue !


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1. Identifier les matières écologiques

Un vêtement éco-responsable doit respecter l’environnement et les animaux.

Quand on sait que le coton vient d’une fleur, et le polyester d’un baril de pétrole, on se doute que la matière qui constitue un vêtement a un poids considérable dans son impact environnemental.

Sauf que des matières, il y en a plein, et il n'est pas toujours facile de se souvenir des toutes leurs caractéristiques... Voici donc la liste des matières textile à privilégier quand on cherche un vêtement éco-responsable : mode-ethique-matiere-ecologique-vetement-ecoresponsable

Les matières écologiques les plus plébiscitées sont les suivantes : tencel, lyocell, lin, chanvre, jute, liège, coton biologique. Comme on aime pas trop les raccourcis, on vous explique quand même les implications environnementales de quelques unes de ces matières, souvent naturelles.


Le tencel : roi des textiles écologiques
Le tencel est une nouvelle matière issue de pulpe de bois (cellulose). Sa production nécessite 5 fois moins d’eau que le coton. Le bois est collecté dans des forêts gérées durablement. Un traitement chimique est nécessaire dans la transformation du bois en vêtements, mais les solvants utilisés sont non-toxiques, recyclés et réutilisés à 99,7%. Les vêtements en tencel sont résistants, respirants, et bio-dégradables, avec un aspect comparable à la soie. Rdv sur la fiche détaillée du tencel pour en savoir plus.

Coton bio : en quoi les vêtements biologiques sont-ils plus écologiques ?
Par définition, les matières biologiques ne nécessitent pas de pesticides ou d’insecticides pour leur culture. Le coton, grand favori pour nos habits, est justement une plante particulièrement fragile.
On estime que près de 25% des pesticides/insecticides utilisés dans le monde aujourd’hui sont destinés aux champs de coton, alors qu’ils ne représentent que 2,5% des terres cultivées mondiales. En résulte une pollution des sols, cours d’eau, et biodiversité...

Le coton biologique est donc une solution à ce problème, puisqu'il économise l'emploi de ces intrants toxiques. Le lin, le chanvre, le jute, sont des plantes bien plus résistantes : même non biologiques, leurs besoins en pesticides sont minimes voire nuls.
Pour en savoir plus sur les vêtements bio, rdv sur l'article Le vêtement bio est-il plus mûr ?

Matières recyclées, vêtements upcyclés : la dynamique du zéro déchets dans la mode.
Les matières recyclées sont intrinsèquement éco-responsables. On récupère des déchets plastiques ou textiles (bouteilles, filets de pêche, vieux vêtements, chutes de tissu...), pour les broyer afin d’en créer une nouvelle fibre textile, et un nouveau vêtement.
L’Econyl est le nom donné à une fibre recyclée à partir de filets de pêche récoltés dans les mers. On en fait majoritairement des maillots de bain recyclés.

L’équation est positive : on économise les rejets de CO2, la consommation d'eau et les déchets liés à la fabrication de vêtements neufs. Il faut 2700 litres d’eau pour un t-shirt en coton neuf, contre seulement 50 litres pour un t-shirt recyclé.

L’upcycling est également une pratique zéro déchets.
Un exemple : après une production, les fins de rouleaux de tissu sont normalement jetés. Des marques comme Les Récupérables, ou Noyoco les revalorisent en créant de plus petites collections.

Il faut cependant être vigilant lors du lavage de certains vêtements recyclés, car ils peuvent relâcher des micro-particules de plastique dans l’océan. On conseille donc de les laver dans un sac spécifique, le Guppy Friend, qui empêche le passage de ces particules dans la nature.

Comment reconnaître les matières polluantes ?
Les matières considérées comme polluantes sont le plus souvent issues de l’industrie pétrolière. Par exemple, il faut 1,5 kg de pétrole pour faire 1kg de polyester, or presque 40 millions de tonnes de polyester ont été produites rien qu’en 2015.

Les matières à éviter sont donc : viscose, polyester, acrylique, polyamide, polyuréthane, lycra, spandex, élasthanne.

On les retrouve le plus souvent dans les vêtements de sport, les maillots de bain, les sous-vêtements dits “invisibles”... Mais ces matières polluantes sont parfois difficiles à reconnaître. Il n’est pas rare de trouver du polyester dans un pull en laine, ou de le confondre avec la soie. Le mieux est toujours de se référer à l’étiquette.


Nos vêtements biologiques

Maintenant qu’on sait quelles matières préférer, parlons de l’épineuse question du lieu de fabrication.

2. Repérer le lieu de fabrication

Un vêtement éco-responsable doit être fabriqué dans des conditions socialement acceptables.

Le lieu de fabrication d’un vêtement est souvent un bon indicateur des conditions de travail de ceux derrière la machine à coudre. Certains pays de fabrication sont considérés comme “sûrs” pour les marques éthiques : France, Portugal, Espagne, Italie.

Mais l’effondrement de l’usine Rana Plaza au Bangladesh, responsable de 1137 morts le 13 avril 2014, a marqué l’opinion publique du monde entier, en dévoilant les coulisses déplorables de la fabrication de nos vêtements dans d'autres pays, où la législation est plus légère.

Pourtant, la majorité des étiquettes de nos vêtements indique plutôt : Bangladesh, Pakistan, Inde, Chine, Cambodge, Vietnam, Bulgarie, Turquie, Ethiopie… On y observe régulièrement des cas de salaires indécents, travail des enfants, exploitation ou insécurité au travail. Pourtant, ces pays moins “sûrs” ne sont pas forcément incompatibles avec la mode éthique.

Il y existe bien des usines aux pratiques sociales responsables et décentes. Pour garantir que personne ne souffre lors de la confection, des labels certifiants conduisent des contrôles réguliers et indépendants : Commerce Équitable (Max Havelaar), Fair Wear Foundation (FWF), SA 8000... Pour mieux s'y retrouver, voici la répartition des pays et labels à préférer quand on cherche un vêtement éco-responsable :

mode-ethique-confection-vetement-ecoresponsable-textile-label

Est-ce qu’un vêtement fabriqué en Chine ou en Inde est forcément un mauvais choix ?

Pour limiter les émissions carbone liées au transport de nos vêtements, il est évident que plus la fabrication est locale, mieux c’est. Pour rappel, un jean parcourt en moyenne 65 000 kmavant d’arriver à destination, soit 1,5 fois le tour de la terre.

Mais un point géographique s’impose : le coton ne pousse pas ni France, ni au Portugal. En clair, la chaîne d’approvisionnement du vêtement est aujourd’hui presque inévitablement internationale.

La Turquie et l’Inde sont les plus gros producteurs de coton biologique. Si le coton est ensuite transformé en vêtement sur place, avant d’être envoyé en Europe, son transport est déjà optimisé.
Par ailleurs, on y trouve un certain nombre d'usines labellisées, assurant des conditions de travail décentes pour leurs salariés. La marque de mode responsable Armedangels a par exemple choisi des usines certifiées Fair Wear Foundation en Turquie.

Maintenant qu’on connaît les matières à privilégier, les pays les plus rassurants, et ceux qui présentent parfois des zones d’ombre, parlons justement des labels de la mode éthique. Ce sont eux qui permettent d’affirmer, en cas de doute, qu’un vêtement est bien éco-responsable.

3. Repérer les labels de la mode éthique

Le label sur une étiquette est l’équivalent d’une note sur un examen. Il doit normalement permettre de certifier qu’un vêtement répond à tout un tas de critères (sociaux ou environnementaux).

En clair, si l’étiquette dit coton biologique, vous trouverez souvent un label pour le confirmer. Si l’étiquette dit “fait en Inde avec amour”, on vous conseille de chercher un label pour l’assurer.

Le problème, c’est que tous les labels ne se valent pas.

Prenons l’exemple du coton. Le label BCI (Better Cotton Initiative) émet des recommandations sur la culture du coton, mais pas de contrôles. Difficile donc d’affirmer qu’un vêtement BCI puisse être vraiment éco-responsable.
À l’inverse, le label GOTS, l’un des plus plébiscités par l’industrie, n’est accordé que suite à des contrôles réguliers et indépendants. Apposé sur un vêtement, il certifie 95% de coton biologique minimum.

Les labels du made in France souffrent d'une mauvaise réputation, depuis que la fabrication française est devenue un argument marketing redoutable.

On a donc rassemblé les labels de confiance dans ce tableau :

mode-ethique-label-gots-oekotex-fairtrade-madeinfrance-peta

Pour avoir le détail de chaque label, rdv dans notre répertoire de labels. Nous avons tout de même pris soin de répondre à quelques questions courantes.

Quel label choisir pour le coton bio ?
Le coton biologique certifié GOTS est certainement celui qui offre le plus de garanties. Le vêtement doit vérifier les conditions suivantes :
  • 95% de fibres biologiques minimum
  • interdiction totale de métaux lourds toxiques, phtalates, colorants azoïques, et autres produits extrêmement toxiques pour l’environnement et les hommes
  • interdiction totale des OGM
  • traitement des eaux usées à proximité des usines
  • interdiction du travail forcé, du travail des enfants, des salaires indécents… et autres fondamentaux de l’OIT (Organisation Internationale du Travail)
Pour consulter la liste complète, rdv sur la fiche détaillée du label GOTS.
OCS 100 est également un label fiable pour le coton biologique. ECOCERT est l'un des organismes qui certifient les produits GOTS et OCS 100.

Comment distinguer le vrai Made in France du faux ?
Le label Origine France Garantie est le seul qui certifie qu’un produit vienne en grande partie du sol français. Un vêtement labellisé OFG doit obligatoirement avoir été confectionné en France (coupe, montage, finition), mais pas seulement. Plus de 50% de son prix unitaire doit être acquis en France.

À l’inverse, un produit peut porter la mention Made in France si la dernière étape de sa fabrication est réalisée en France.

Exemple : un vêtement qui est confectionné ou assemblé en France, mais tissé au Vietnam dans une soie provenant de Chine pourra être appelé "Made in France". Il ne pourra cependant pas être labellisé Origine France garantie.

Le label Entreprise du Patrimoine Vivant permet lui de valoriser l’excellence et les savoir-faire français dans les entreprises.

Quelles garanties offrent les labels sociaux ?
Fair Trade (ou Commerce équitable, de Max Havelaar) : ce label offre un cadre d’échange équitable aux producteurs de coton, via l’assurance d’un prix juste et stable.
Les conditions de travail sont aussi réglementées : salaire minimum légal, liberté d’association, interdiction du travail forcé ou du travail des enfants… Les contrôles ont lieu minimum 2 fois par cycle de 3 ans. Plus d’infos sur la fiche détaillée du label FairTrade.

Fair Wear Foundation (FWF) : ce label s’appuie sur les standards de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) pour certifier les usines de confection : salaire décent, liberté d’association, interdiction du travail forcé ou du travail des enfants, contrôle des horaires de travail… Les contrôles sont annuels. Plus d’infos sur la fiche détaillée du label FWF.

SA 8000 : ce n’est pas un label mais un standard de responsabilité sociétale, qui peut certifier des entreprises.
Il porte sur le respect de conditions de travail décentes, selon les standards de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) : salaire décent, liberté d’association, interdiction du travail forcé ou du travail des enfants, contrôle des horaires de travail… Cycle de certification de 3 ans, incluant des audits de suivi tous les 6 mois.

BSCI : BSCI est considéré comme un préalable à l’obtention de la certification SA 8000, il est donc moins contraignant.
Les entreprises membres suivent un code de conduite s’appuyant sur les standards de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Elles doivent se soumettre à des audits, jusqu’à remplir toutes les conditions, et pouvoir ainsi obtenir la certification SA 8000.

Pourquoi certaines marques de mode éthique font fabriquer en Asie et n'ont pas de labels ?
Oui, on vient de vous dire que les labels étaient le meilleur indice de confiance pour un vêtement éco-responsable, et oui, on vous dit aussi qu'il arrive que certains d'entre eux n'aient pas de labels.

Explication : les labels ne sont pas gratuits, et certaines marques ne peuvent pas encore se les offrir, malgré leur engagement. Forcément, en tant que consommateur, on a plus de mal à accorder sa confiance, sans parler du temps d'investigation supplémentaire pour trouver les informations rassurantes.

Dans un tel cas, il y a tout de même une preuve de bonne foi : la transparence.
Même sans labels, une marque a toujours la possibilité d'être transparente sur ses choix de production, et de les expliciter de façon limpide pour un consommateur.

En clair, si vous arrivez facilement à trouver des informations sur le pays de fabrication choisi, leur relation avec l'usine partenaire, les gens qui y travaillent, les rapports d'activité... c'est un bon signe. À vous ensuite de décider si vous souhaitez accorder votre confiance.

Quels sont les labels certifiant le bien-être animal ?
PETA-Approved Vegan : ce label a pour objectif de faire reconnaître et protéger les droits de tous les animaux. Il certifie l’absence de matières d’origine animale.

Responsible Wool Standard (RWS) : ce label s’applique à la laine issue d’élevages responsables, et certifie le respect du bien-être des moutons : interdiction du mulesing, manipulation en vue de limiter le plus possible le stress et la douleur, soins, espace vital, accès suffisant à l’eau et à la nourriture, limitation des pesticides, traçabilité de la laine…

Responsible Down Standard (RDS) : ce label s’applique aux plumes ou au duvet utilisés dans le textile, et certifie le respect du bien-être des oies et canards : interdiction du plumage sur animaux vivants, interdiction du gavage, traçabilité des plumes....

Attention, il n’existe pas de label sur le cuir, ni sur le tannage (végétal ou low chrome).

Où trouver des vêtements éthiques et éco-responsables ?

Vous l'aurez compris, il n'est pas toujours simple de repérer à coup sur un vêtement éco-responsable, même si les 3 étapes ci-dessus sont un vrai coup de pouce.

WeDressFair a pour mission de faire de la mode éco-responsable une norme, pour que vous n'ayez plus à choisir. L'information et la sensibilisation sont les préalables à une consommation plus responsable, surtout dans une filière aussi complexe que celle du textile. En sélectionnant uniquement des vêtements respectueux de l'environnement et des hommes, WeDressFair prouve que la mode n'a pas vocation à être l'ennemie de son écosystème.

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